Arrivee en Asie centrale

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Kazakhstan - Aktau
de Camille, le 25-07-2008

Arrivee en Asie centrale

25 juillet 2008
Notre arrivee au Kazakstan est plutot chaotique.
On est reveille a 6h par une dame qui nous crit “Aktau, Aktau”. Ouah ! après quelques secondes d’etonnement, on commence, optimistes que nous sommes, a empaqueter nos sacs de couchage et matelats ! La joie est de courte duree quand on entend l’encre! Si on jette l’encre c’est que nous sommes loin de la cote! Les paris sont lances dans la cabine : Julie et Camille pensent que l’on voit la cote au loin par le hublot, et Pauline, fine connaisseuse puisqu’habituee a la navigation, affirme qu’on mouille a qq km du port ! Qu a cela ne tienne, Camille sort de la cabine verifier l’information donnee par la dame a notre reveil! Une passagere azeri confirme qu’on est arrive et elle est elle-meme en train de faire des affaires ! Contents et enthousiastes, on est prets a sortir quand la realite nous rattrape ! Nous sommes effectivement loin de la cote et nous attendons, on ne saura jamais quoi, pour aborder ! La prochaine fois on ecoutera Pauline et on restera couches! Du coup c’est ce qu’on fait, on redort jusqu a 9h. Que c’est frustrant de voir la cote et d’etre coincees sur ce ferry!
A 16h, les anglais et nous observons l’encre remonter…. Des metres et des metres….mais l’aventure ne s’arrete pas la!
Plutot que nous laisser attendre sur le pont, a l’air, l’equipage nous fait poireauter 2h, en bas, dans une salle equipee seulement de petites fenetres desquelles on ne voit pas ce qu’ il se passe dehors et aux relans de fuel! Nous nous sentons pris en otage!
Quand enfin la situation semble avancer, ce n‘est que pour prendre une tournure encore plus grotesque. Le gars qui nous avait pris les passeport lorsque nous sommes montees les pose negligemment sur un rebord de bar. On imagine la suite : la ruee! Sans l’aide d’un des anglais, un azeri nous aurait subtilise nos passeports sans etat d’ame!!! Pauline jour des coudes et recupere le tout!!!! Bravo, on etait bonnes pour devenir apatrides !

Cette fois on descend donc du bateau mais pour de nouveau attendre en bas que les autorites arrivent et verifient les papiers du bateau, la liste des passagers… or ces papiers ne sont pas conformes et on attend que l’equipage les refasse! Surrealiste!
Mais ce n‘est toujours pas fini: pour pouvoir se targuer de bien accueilir les touristes ou les etrangers (car de touristes il n‘en a pas trop dans ces contrees), ils mettent a disposition un bus qui nous mene au bureau d’immigration pour nous eviter de marcher sous le cagnard. Intention plutot sympathique si ce n‘est qu’on vient de passer 48h sur un bateau ou les mouvements sont limites et qu’on aimerait bien pouvoir bouger, que le soleil ne tape plus compte tenu de l’heure avancee (10 h d’attente depuis ce matin) et que le bureau est a …100 m!!! oui oui, 100 m.

On continue donc a prendre l’aventure avec une infinir patience, le sourire et a parfaire notre philosophie du “je suis zen, rien ne me touche “.
Pour rappel on est depuis mardi matin dans l’attente au port, mardi soir, pretes visa en main, mercredi matin devant le bureau qui vent les billets, montees a 18h, depart le lendemain 7h après nuit sur le pont, entrée officielle vendredi soir 18h! on sent de plus que l’ere sovietique n’est pas si loin tant les residus de bureaucratie autoritariste ralentissent le processus. A chaque on galere, on croit que ca ne pourra pas etre pire et si! C est toujours possible, ne pas sousestimer leur capacities a se sentir superireur parce qu ils ont le pouvoir de faire rentrer ou non !
Le fameux bus nous depose donc au burea ou nous allons avoir le droit a séance de sniffage de nos bagages strictement alignes par leur molosse! Et double tournee s’il vous plait, il repasse un coup! Le passage devant le douanier est tres protoclaire et les portes qui separent les differentes etapes (!) ne laissent aucun doute sur la suite…. On ne rentre pas comme ca au Khazakstan.

Enfin derniere surprise; le gars suppose valider la sortie des vehicules (assurances, voiture non vole…) est parti! Il est 18h et il sait depuis ce matin 6h qu’un bateau va aborder ….et lui il part! Nous tombons donc de haut quand on nous dit qu’ul faut passer la nuit en douanes avec les voitures. Notre espoir de partir vers la frontiere ouzbek avec un des vehicules des anglais qui vont jusqu a Oulan Bator tombe a l’eau et il est trop tard pour aller prendre le train pour la ville frontiere.
Pas douches depuis mardi matin, dans les memes hatits crasseux a souhait, on est ravie que le douanier nous autorise a utiliser ses toilettes ou nous faisons un decrassage en bonne et du forme!
La joyeuse troupe de 14 anglais et nous plantons donc tentes et rechauds pour passer la nuit a 1 m des voies de chemin de fer qui achemine vers l’est tous les biens venus de turquie! C’est a coup de violents “tut tuuuuuuuuuut” de locomotives que nous dormons pour la premiere fois dans notre superbe tente!

Le lendemain nous faisons du stop pour aller a la gare de train quand un jeune home en gros 4*4 s’arrete et nous aide a aller a la banque changer des Tengue (monnaie locale) et a trouver un takos pas cher ! vraiment sympa. En plus nous avons la joie d’ecouter Mika “Relax”, oui, decidement nous avons besoin de relax!

A la gare on retrouve notre ami tcheque avec qui nous allons prendre le train jusqu’en Ouzbekistan. La notion de file d’attente au Kazak n’est pas encore bien maitrisee et ce sont de varies furies qui bataillent pour acceder au guichet. Nous bataillerons nous memes pareil ce soir pour acheter notre billet vers l’Ouzbek.
Après ces nombreux jours de diet pain, pain, sardines et pain et pates! nous sommes heureuses de retrouver le gout de la tomate, du melon et de la pasteque (qu’il ya a profusion depuis la georgie pr notre plus grand bonheur !)

De meme que la file d’attente ne semble pas les emouvoir, la notion de partage de la banquette n’est pas non plus a l’heure du jour. Nous comprenons mieux pourquoi tout le monde s’est precipite pour monter dans le train quand il est arrive. Premier servi, premier assis et quand on sait qu il y a 10h, y a plutot interet a etre assis! On cale vite nos sacs et on se retrouve coincees entre des gars qui ouvrent leurs jambes pour se garder un peu de place. Resultat, une femme arrive avec son enfant et doit rester une fesse assise l’autre dans le vide! Merci les gars!
Le wagon est divise en une douzaine de compartiments ouverts: 2 banquettes se font face, au-dessus d’elles 2 banquettes/lit. De l’autre cote une autre banquette le long du mur de la fenetre qui se metamorphose en table et au-dessus de nouveau un lit!


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